Anis Benali, la danse Hip Hop comme moteur

Après avoir interviewé Steezie et les Rookies, Big City Life continue de partir à la rencontre des acteurs majeurs de la Danse Hip Hop à Nantes. Au début du mois de février, T-Pouce a échangé avec un grand nom de la discipline : Anis Benali. Un activiste qui essaye au jour le jour de faire bouger et avancer les choses à son échelle. Rencontre.

Interview Anis Benali par Big City Life

BCL : Salut Anis, commet ça va ?

Anis : Salut Val’, ça va très bien je te remercie.

BCL : La première question qu’on avait envie de te poser est assez simple. Comment tu as découvert la danse Hip Hop qui est par la suite devenue ton métier.

Anis : À la base pour ne rien te cacher. J’ai malheureusement un peu laissé tomber l’école pour différentes raisons. Après un passé un peu compliqué, j’avais énormément besoin de m’exprimer. Et, tu l’as deviné mais la danse est rapidement devenue mon échappatoire. Dans la danse Hip Hop et plus généralement dans la culture urbaine j’ai trouvé un côté familiale qui m’a permis d’aller de l’avant.

Danse Hip Hop anis benali

BCL : Tu peux nous en dire plus sur ton parcours…

Anis : Bien sûr. J’ai commencé à danser en 1996 pour devenir trois ans plus tard professeur de danse. Pendant cette période, les rencontres artistiques m’ont énormément enrichi. Je pense notamment aux personnes croisées à travers l’école de danse « Marumba » et notamment Paulo et Jules Quentin des artistes nantais de talent.

« À mon échelle, j’essaie de créer une interaction et du lien social » (Anis Benali)

BCL : À cette époque, tu as rapidement eu envie de t’adresser à travers la danse à un public de non initié que certaines personnes qualifient de difficile ?

Anis : Oui tu as raison. Je me suis dirigé vers des publics « moins accessibles » à savoir des hommes et des femmes en maison d’arrêt ou en hôpital psychiatrique. Je travaille également beaucoup avec un public atteint de handicap. À mon échelle, j’essaie de créer une interaction et du lien social. C’est vraiment très enrichissant. Ces personnes sont très motivées et participent à fond aux activités proposées.

BCL : Ces interventions débouchent très souvent sur des représentations. Quel est ton agenda dans les semaines et mois à venir ?

Anis : Mon agenda est bien rempli dans les semaines à venir! Le 25 Avril il y a le Festival de l’Heron à Bouaye avec une Rencontre Hip Hop Slam. Le 7 juin, on organise un gala de danse à Bouaye. Le 13 et 14 juin on sera du côté de La Montagne et des Sorinnières pour un nouveau Gala de danse. Et enfin, le 20 juin toujours à Bouaye, pour la Fête de la Musique en mode Hip Hop. Ça fait beaucoup d’évènements et d’autres devraient s’ajouter au jour le jour…

BCL : Si tu veux bien, on va terminer l’interview avec des petites questions à la cool.
La première : Si tu devais choisir une star avec qui danser ?

Anis : James Brown.

BCL : Quelle est ta figure, mouvement préféré

Anis : Le Pointing.

BCL : À quoi ça ressemble ?

Anis : c’est une gestuelle hip hop en look qui représente une direction

BCL : Si tu devais choisir un morceau musical à nous faire écouter pour passer une bonne journée.

Anis : Funk Parlement en mode année 80 ou une musique du Groupe Djimbo Dany Nadh.

BCL : Tu as un dernier mot pour finir ?

Anis : J’en profite pour faire une petite dédicace à Benoit Bboy, Nacer Bboy et au rappeur Spoka. Merci à vous.

Propos recueillis par T-Pouce.