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Coronavirus : stand by et attente du go

Suite à la propagation du coronavirus, la France est en confinement depuis le 17 mars 2020. Toute une économie à l’arrêt, les écoles et universités fermées, des restrictions sur les déplacements des citoyens. Bref, un pays à l’instar de ses voisins, qui retient son souffle et qui attend fébrilement un retour à la vie.

Merci !

Depuis le début du confinement, il y a maintenant 7 semaines. Oui c’est court et c’est long. Un mot revient tous les jours : MERCI. Petit par sa taille mais immense par sa signification. On le dit, on l’écrit sur les réseaux sociaux et sur des affiches aux fenêtres ou aux balcons des appartements ou maisons, on l’exprime en applaudissant à 20 h le soir venu. MERCI.

En cette période de sidération, d’angoisse et de tristesse, ces 5 lettres émeuvent ceux qui les envoient et ceux qui les reçoivent. Les destinataires de ces merci, exceptés ceux qui font partis de notre cercle familial ou d’amis, on ne le connait pas personnellement, on les devine simplement.

Une silhouette protégée par des gants, par un masque sur le visage, par une charlotte sur la tête et une longue blouse blanche. On arrive à surprendre leurs regards par la caméra d’une télévision ou l’appareil d’un photographe. Nous les voyons soulever un patient, remonter un drap, remettre un oreiller, surveiller derrière une vitre la vie suspendue à un respirateur artificiel. On les voit transférer des patients dans les airs par hélicoptères ou par les rails d’un TGV. On les écoute à la radio nous dire de faire bien attention, que l’on doit rester chez soi, que l’on doit se laver les mains.

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© Edward Hopper

Les nouveaux héros

Rester chez soi, oui mais pas pour tout le monde. Il y en a pour qui rester confiné n’est pas le quotidien. Ils travaillaient dans l’ombre et on les perçoit à présent comme nos autres super héros.  Les employés des supermarchés ont depuis le confinement une tout autre allure. Derrière la caisse, devant les rayons, ils travaillent tels des soldats pour la nation. On les a ganté, masqué, protégé derrière des plexiglass pour continuer à nous servir. Les éboueurs aussi observent un regain d’attention de la population : on leur écrit Merci sur nos poubelles. Les policiers, les pompiers si souvent décriés ces derniers mois, sont là aussi pour nous, ils nous préservent de sortir et sont là pour que le confinement soit respecté.

Oui, le confinement comme seule arme contre cet ennemi invisible. Une arme aussi simple mais tellement importante. On reste chez soi pour se protéger et pour protéger les autres. La cohésion de tout un peuple pour faire face.

Déconfinement, on y croit ?

Qui dit confinement dit aussi déconfinement, mais ça c’est l’après. On nous parle du 11 mai, doit-on en douter ? On se dit qu’il faut faire confiance, qu’on est entre de bonnes mains. Que tout ça, c’est pour notre bien et que l’après sera encore plus beau. On se met à rêver de prendre un train, un avion, une voiture pour aller voir la mer. On se met à rêver de revoir des amis, de rire avec eux parce que le téléphone ce n’est pas aussi bon que d’avoir les copains tout prêt.

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© David Hockney

L’espoir à la fin du tunnel

Il y a une chose qu’on sait : l’après aura bien lieu. Et rien que pour cet après l’espoir coule dans nos veines et on aurait presque envie de porter du vert tous les jours. Le vert couleur de l’espoir et du retour des jours heureux.

Le vert couleur aussi de ce printemps qui semble nous narguer. Implacable, au ciel d’un bleu intense, aux rayons de soleil chauds et avec ses oiseaux qui chantent comme si de rien. La nature se réveille de ces longs mois d’hiver. Dieu qu’on l’attendait pourtant ce printemps ! Alors malgré tout, on essaie d’en profiter même confiné.

L’artiste anglais David Hockney nous a récemment envoyé un message positif et plein d’espoir accompagné d’un bouquet de jonquilles. « Do remember they can’t cancel the spring » (« Rappelez-vous bien qu’ils ne peuvent pas annuler le printemps »).


Karina Bordier

Bénévole rédactrice