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Coronavirus : témoignage de Pauline, caissière dans un supermarché de Nantes

Coronavirus Nantes. En cette période de confinement, les rues sont quasiment désertes, on entend les oiseaux chanter et nos voisins faire leur vaisselle. Comme si la vie était en suspens. Pourtant, il reste encore des personnes qui continuent à travailler comme les hôtesses de caisse de vos supermarchés. Chez Big City Life, on a récolté le témoignage de Pauline, caissière dans un supermarché de Nantes.  

Témoignage de Pauline, hôtesse de caisse : « cette semaine j’ai assisté à des scènes incroyables »

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Moi c’est Pauline. Je suis hôtesse de caisse dans un supermarché à Nantes. Je continue d’aller travailler tous les jours malgré le confinement. Cette semaine, j’ai assisté à des scènes incroyables. Des chariots remplis à ras bord, des personnes se ruant sur le papier toilette/les pâtes/le riz/les gels hydroalcooliques et enfin des comportements haineux envers le personnel du magasin.

C’est dur mentalement de voir que certaines personnes perdent totalement leur sang-froid et la notion de solidarité. J’ai vu des clients crier, qui voulaient frapper le personnel de sécurité, qui tentaient d’entrer de force dans le magasin. Le Coronavirus c’est nouveau, on n’arrive pas encore à le maîtriser donc c’est normal que ça engendre un sentiment de peur et d’angoisse. Mais nos clients ne doivent pas oublier que des mesures strictes ont été mises en place par le gouvernement pour éviter et limiter la transmission du virus. C’est une question de santé publique. Mes patrons sont obligés de respecter ses règles. Le personnel de sécurité est également dans l’obligation de limiter les entrées dans le magasin.

On continue chaque matin à nous lever dans la crainte d’attraper ce virus. On est là pour subvenir au besoin primaire de la population, c’est-à-dire l’alimentation. Aujourd’hui, sans nous, il serait impossible d’aller faire ses courses. J’espère que la situation évoluera et que certaines personnes se rendront compte que ça ne sert à rien de s’énerver, qu’il faut prendre son mal en patience et avancer en étant solidaire.

Chez Big City Life, on pense fort aussi aux hôtesses de caisse qui restent à leur poste malgré les risques. 


Lise Simon

Rédactrice en cheffe