Hellfest : Des tentes blanches aux sculptures monumentales

Toute personne ayant vécu le Hellfest ramènera avec lui une expérience diabolique, métallique et électrique. Depuis 2006, le festival propose un voyage dans un univers inoubliable. Du 21 au 23 juin 2019, il est temps de (re)vivre une expérience unique en France au niveau de la scénographie, de la décoration et de la mise en lumière.

Hellfest 2019 : Une nouvelle scénographie XXL

En 2007, lors de notre premier déplacement à Clisson, le festival proposait un champ, quelques scènes, des bars en palette et de nombreuses tentes blanches comme tous les autres événements proposés en France à l’époque. Ben Barbaud, fondateur du Hellfest, a rapidement voulu rompre avec cette image « d’Epinal ». Avec l’aide de son régisseur général, Didier Molitor, ils vont injecter les fonds nécessaires pour proposer aux festivaliers une expérience unique au niveau de la scénographie, de la décoration et de la mise en lumière.

Pour y parvenir, le Hellfest arrive à acquérir en location un nouveau terrain en 2012. Le déménagement vers le nouveau site va permettre une installation pérenne de sculptures et autres oeuvres artistiques.

Désormais l’équipe du Hellfest s’entoure d’artistes nationaux et locaux comme Madneom (triple pyramide de feu), Jean François Buisson (la guitare du rond point), Yvan Hart (Hell City Square) et surtout Monic La Mouche, un collectif qui a grandi avec le festival. Cette société spécialisée dans les décors lumineux est notamment passée de 2 à 15 salariés. En 2018, Monic La Mouche avait notamment fait parler d’elle avec Vulcano Planet… Alors qu’en 2019 on attend avec impatience la nouvelle sculpture monumentale de Jean François Buisson et l’aménagement du petit bois en mode Mad Max.

Autre artiste prépondérant dans le développement de la scénographie du Hellfest l’artiste angevin Jimmix témoigne : « Cela fait sept ans que le festival me fait confiance. Entre un scorpion, des crânes poubelles et des mille-pattes en mobilier urbain, j’ai une totale liberté de création, et les sommes sont intéressantes. »

À noter que les bénéfices effectués lors du festival sont réinjectés systématiquement à son embellissement ce qui annoncent de bien belles surprises pour cette édition 2019.

Hellfest : Un bémol à la surenchère ?

Pour certaines personnes, la présence de la grande roue, le pavage effectué devant les scènes et les espaces paysagés sont des transformations qui ont nuit au festival. Elles reprochent aux organisateurs une « disneylandisation » du festival. 
Alex Rebecq, directeur de la communication du festival leur répond que les choix effectués ne peuvent pas correspondre à tous. Il se réjouit, toutefois, que ces changements ont permis à un nouveau public de découvrir le festival. 

Un exemple phare de 2018, la grogne de certains festivaliers envers les chaises de camping. « Nous avons eu beaucoup de plaintes l’an dernier de spectateurs gênés par du matériel de camping apportés par des festivaliers. Placés en ligne, les spectateurs assis cassent les flux de circulation à travers les zones de concert. Nous avons donc fait passer le message pour interdire les chaises de camping et les poufs gonflables, explique Alex Rebecq, mais nous avons aussi eu de plaintes des utilisateurs… Nous n’interdisons pas tout à fait mais au moins dans les zones de concert. »

Une chose est certaine, pour les personnes qui veulent éviter la marée noire (60 000 festivaliers) il est toujours possible de profiter du lieu avec comme unique musique le chant des oiseaux.
En effet, le site du Hellfest se visite désormais tout au long de l’année. Le plan est gratuit et accessible à tous.
Une preuve de plus que le Hellfest est passé dans une autre sphère en terme de scénographie et de décoration pérenne.
À tel point que le site du festival est devenu un lieu incontournable des promenades dominicales à Clisson.


Nico

Epicurien et Libertaire...