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Nantes : Dites-le avec des fleurs, du street art qui interpelle…

Ce week-end, on se baladait dans les rues de Nantes quand on est tombé sur du street art qui nous a interpellé. De grandes et belles installations florales colorées accompagnées de témoignages de femmes ou de personnes transgenres victimes d’agressions sexistes, verbales ou physiques. On a mené notre petite enquête pour découvrir qui était à l’origine de ce projet. Rencontre avec Anouk Autier, membre du collectif Dites-le avec des fleurs. Big City Life vous explique tout juste en dessous. 😉 

Dites-le avec des fleurs : se réapproprier l’espace public pour rendre visibles les violences auprès des personnes sexisées

En ces temps carrément étranges, le collectif Dites-le avec des fleurs s’est demandé comment l’espace public pouvait redevenir le leur… En septembre 2020, l’équipe lance un appel à témoignages d’agressions sexistes, verbales ou physiques. L’objectif : transmettre ces messages violents et durs aux personnes qui ne veulent pas les voir par le biais des fleurs, un canal doux, féminin, innocent. À la base, il était question d’une immense fresque installée légalement dans Nantes sous la forme d’un happening. La crise sanitaire en a décidé autrement. Ce n’est pas grave, le résultat reste troublant ! 

« On a reçu beaucoup de témoignages », confie Anouk Autier, fleuriste et artiste, membre du collectif Dite-le avec les fleurs. Dans l’impossibilité de créer une immense fresque, l’équipe ne s’est pas avouée vaincue et a décidé de créer à la place plusieurs petits projets. « Il faut qu’on sorte ça ! ». Début janvier 2021, c’est rue de l’Hôtel de Ville qu’a fleuri la première installation. Puis ça été au tour d’un espace pas très loin de la rue Carvégan et enfin du côté de 50 Otages. Dans quelques jours, une nouvelle installation va apparaître dans nos rues. Où ? On ne sait pas encore, il va falloir rester à l’affût… 

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Une chose est sûre, ce projet trouble. « Les moments où on colle, beaucoup de personnes s’arrêtent et beaucoup d’hommes. Ou encore une mamie l’autre jour qui nous a parlé du viol qu’elle avait vécu. C’est chouette d’avoir la possibilité d’échanger, surtout en ce moment. » souffle Anouk, et on la comprend. 

On se donne donc rendez-vous dans les rues de Nantes pour découvrir ces œuvres street art troublantes. L’art, la culture, ne sont pas vus comme essentiels en ce moment… Chez Big City Life, on remercie ces artistes qui continuent de lutter et nous permettent encore de nous émerveiller et de nous questionner au détour d’une rue. 


Lise Simon

Rédactrice en cheffe