Royal de Luxe Nantes : “Je ne suis pas là pour emmerder les gens” (Jean-Luc Courcoult)

La Fiat 500 Rouge s’en est allée avec Monsieur Bourgogne et sa tente plantée à la verticale d’un immeuble… Mais, rassurez-vous, Royal de Luxe n’a pas dit son dernier mot à Nantes et plus particulièrement dans le quartier Bellevue. Big City Life est parti à la rencontre de Jean-Luc Courcoult, fondateur emblématique de la compagnie afin d’en savoir plus sur cet incroyable projet. 

Royal de Luxe a posé sa tente sur la façade d’un immeuble, à Bellevue

Voilà maintenant près de deux semaines que Royal de Luxe est de retour à Nantes. Entre une voiture collée à la façade d’un immeuble en passant par Monsieur Bourgogne installé dans sa tente Jean-Luc Courcoult veut s’installer dans le quartier Bellevue sur le long terme « Ça ne se passe pas juste en un spectacle, sinon ça ne sert à rien. C’est avec le temps qu’on peut construire quelque chose ». Il s’agit donc pour lui d’une course de fond, pour arriver à raconter, aux gens du quartier, des choses dans le temps.

« On dit toujours qu’on va faire des choses dans les quartiers défavorisés, mais ce n’est que des mots, rien ne change ! » (Jean-Luc Courcoult)

 

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Pour Jean-Luc Courcoult, Bellevue est un quartier défavorisé habité par des gens riches d’émotions, mais ce n’est pas un quartier habité par la culture. « Je ne veux rien changer du tout, je ne suis pas révolutionnaire, mais le fait de s’occuper des gens et leur dire qu’on aime être avec eux est important ». Selon lui, toutes les promesses de ramener la culture dans les quartiers ne sont qu’une succession d’hypocrisie. « On dit toujours qu’on va faire des choses dans les quartiers défavorisés, mais ce n’est que des mots, rien ne change ! » Pour lui, l’interaction avec les gens du quartier est une notion primordiale. C’est pourquoi, chaque jour, Monsieur Bourgogne écrit des poèmes, perché dans sa hutte, qui sont distribués à tous les enfants des écoles de Bellevue.

Je ne suis pas là pour emmerder les gens” (Jean-Luc Courcoult)

Jean-Luc Courcoult désire faire en sorte que Monsieur Bourgogne soit un personnage qui revienne dans le quartier au fil des années. Pour autant, il n’est encore sûr de rien. « On fait l’amour avec quelqu’un parce qu’il a envie, sinon on ne le fait pas. Pour l’art c’est pareil, si les gens n’ont pas envie, je ne le ferais pas. Je ne suis pas là pour emmerder les gens ».

Royal de Luxe : Ne jamais accepter les limites prédéfinies

Royal de Luxe nous l’a prouvé pendant des années, ils se sont toujours affranchis des règles. Pour Jean-Luc Courcoult, le but est simple : toujours repousser les limites qui sont inventées par l’homme, d’un point de vue artistique. « Personne n’aurait mis une tente à la verticale sur un mur avec un mec dedans. Pourquoi pas nous ? » L’âge n’est d’ailleurs pas un frein à la création, bien au contraire. La preuve en est avec Monsieur Bourgogne. « J’ai 63 ans et je repousse encore mes limites. Ça me permet de faire des bêtises comme celle-là. À 20 ans, je n’aurais pas pu le faire mais aujourd’hui, si ! » nous confie-t-il en souriant.

Une chose est sûre, la compagnie Royal de Luxe et Monsieur Bourgogne ne devraient pas tarder à refaire parler d’eux dans les semaines et mois à venir 😉

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